mercredi 16 janvier 2013

l'avenir de notre agriculture

sachant que les consommateurs jettent 25 % et les retailers 10 %...est ce vraiment utile de continuer à autant mal produire pour soit disant tous nous nourrir, comme prétendent les défenseurs de l'industrie agro-alimentaire. Il est temps de modifier nos comportements "d'acheteurs"...il n'y aura que par ce biais qu'ils fléchiront. Les achats sont nos seuls moyens de choisir notre avenir dans ce système...Vive le retour à l'agroecologie tel que la Milpa.
Deux petit liens bien utiles pour comprendre les enjeux de demain.
http://www.youtube.com/watch?v=qq8J7H3UGAU&feature=player_embedded#!
La Milpa
http://www.arte.tv/fr/la-milpa-l-agroecologie-millenaire/6898456,CmC=6832134.html

mardi 15 janvier 2013

La frite Belge stimule aussi les blogeurs culinaires hexagonaux...


http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2012/12/29/les-pommes-de-terre-frites-sont-elles-dorigine-belge-ou-en-francaise/

La frite belge stimule la presse française....


Le Point.fr - Publié le

Pour les spécialistes, l'histoire de cet aliment emblématique des deux pays reste encore un mystère.

Seules ou accompagnées, avec sauce ou natures, les frites ne se mangent pas de la même façon des deux côtés de la frontière franco-belge. © Colonnade / via Flickr, Licence CC,

À la une du Point.fr

Les uns affirment qu'elle est née sur un pont de Paris, les autres sur les bords de la Meuse : Français et Belges revendiquent la paternité de la frite, ce plat emblématique dont les origines plongent dans la culture populaire des deux pays. "La frite est une fille de la cuisine de rue, de basse extraction. C'est pour cela qu'il est difficile d'établir son certificat de naissance", explique l'historienne française Madeleine Ferrière.
Le mystère des origines du bâtonnet de pomme de terre trempé dans l'huile bouillante intrigue les spécialistes de la gastronomie, en particulier en Belgique où la frite fait partie du patrimoine national. "Les Belges adorent les frites, mais il n'y a eu aucune recherche scientifique sérieuse sur ce sujet jusqu'à récemment", a souligné Pierre Leclerc, professeur à l'université de Liège, lors d'un débat sur "les origines de la frite" qui s'est récemment tenu à Bruxelles en clôture de l'Année de la gastronomie, Brusselicious.

Légendes à l'huile

Ce flou historique a permis à de multiples hypothèses, voire de légendes, de prospérer. En France, est ainsi défendue la "pomme frite pont Neuf", qui aurait été inventée par des marchands ambulants sur le plus vieux pont de Paris au lendemain de la Révolution de 1789. "Ils proposaient de la friture, des marrons chauds et des tranches de patate rissolées", raconte Madeleine Ferrière. Cette thèse a longtemps été en vogue, notamment auprès des écrivains. "C'est parisien le goût des frites", a ainsi écrit Louis Ferdinand Céline dans Voyage au bout de la nuit.
Mais pour certains Belges, la frite serait née à Namur, dans le sud du pays. Ses habitants avaient l'habitude de pêcher dans la Meuse du menu fretin et de le faire frire. Ce qui fut impossible lorsque la rivière gela lors d'un hiver particulièrement rigoureux au milieu du XVIIe siècle. À la place, ils découpèrent des pommes de terre en forme de petits poissons, selon Pierre Leclerc, qui relate cette histoire tout en la jugeant peu vraisemblable.

Avec les doigts

"Finalement, on se fiche d'où vient la frite. L'important, c'est la façon dont elle a été adoptée", lance Roel Jacobs, spécialiste de la culture de Bruxelles. "Les Français et les Belges ont choisi des voies différentes. Pour les premiers, la frite accompagne une viande, normalement un steak, alors que les Belges mangent souvent les frites seules, accompagnées d'une sauce", selon lui. "Nous, les Belges, avons fait de la frite un produit noble, pas un simple légume", renchérit Albert Verdeyen, cuisinier et coauteur de l'ouvrage Carrément frites. "Et surtout, nous maîtrisons mieux que quiconque l'art de la double cuisson, afin qu'elles soient dorées et croustillantes."
Si les Français piquent la frite avec une fourchette dans une assiette, au restaurant ou à la maison, les Belges préfèrent nettement la manger avec les doigts, à n'importe quelle heure. S'est ainsi développé un réseau serré de "fritkot", ou baraques à frites, sur les places, le long des boulevards ou devant les gares de Wallonie comme de Flandre. "Il y a 5 000 friteries et plus de 90 % des Belges y vont au moins une fois par an", affirme fièrement Bernard Lefèvre, président de l'Union des frituristes.
"Aller à la friterie, c'est le comble de la belgitude", résume Philippe Ratzel, qui possède le fritkot Clémentine, l'un des plus populaires de Bruxelles. "Chez moi, vous pouvez rencontrer en même temps la petite vieille qui s'arrête en promenant son chien, l'étudiant ou le ministre qui habite dans le coin". Mais, à l'intérieur des baraques, les choses changent : les frituriers d'origine étrangère sont de plus en plus nombreux, comme en témoigne l'entrée du mot "frietchinees" ("friturier chinois") dans le dictionnaire de référence de la langue néerlandaise en Belgique.
À découvrir sur le sujet : le musée de la frite, à Bruges

lundi 7 janvier 2013

Innauguration de l'Année de la Gastronomie" Record du monde de Lancer de Toques



655 Lanceurs de Toques issus du secteur de l'Horeca, 
venu soutenir et inaugurer l'année de la Gastronomie sur la Grand Place de Bruxelles.

Résultat: un record de monde inscrit au Guiness Book.

le film

L'origine de l'alimentation des bruxellois. Une minute de bon gout.

30 x une minute de bon gout sur http://www.youtube.com/user/Brusselicious/videos

Enjoy....
Dans le cadre de Brusselicious, nous avions l'envie de mettre en évidence les recettes, ingrédients et typicités culinaires bruxelloises.
Il y a dans cette démarche une envie d'offrir une nourriture historique et pédagogique, c'est pourquoi nous avons décidé de créer des capsules TV, format 1 minute plutot axés vers les ados ; ces consomateurs de demain.
En dehors de ces aspects historico-pédagogique, le côté "alimentation durable" et la sensibilisation aux modes de production, d'élevage, de pêche etc... est dans certaines capsules, évoqué de manière "non culpabilisante" et avec une touche d'humour bien de chez nous....
Notre santé est dans notre assiette
Pas d'alimentation sans agriculture...les St Gilois du 17 ieme nous on mis sur le chemin de la réflexion, Bruxelles de plus en plus peuplé ne laissait plus de place aux maraichers...d'ou l'invention du mini choux de bruxelles, depuis on arrête pas le "progrès"
Le cuberdon, pour sa Belgitude et son manque de succès en dehors de nos frontières...En voie d'amélioration....bientôt on dira, "ça se vend comme des cuberdons" et plus comme des koek.
Fraises belges, attention aux appelations et origines....évitons vraiment les transports pour ces fruits de saison à ne consommer qu'en saison....
Tout les infos sur la frites dans le sujet fritkot festival.

La mayo, le sang des belges
Encore un truc de bactéries...
La moule, ce molusque bivalve et bilingue
Il y a un lien indéniable entre la viande et les armes à feux...non?
Celui qui a inventé le ballotin a fait que nos pralines se vendent dans le monde entier

Le chou de bruxelles, la gaufre, le lambic, l'oeuf, l'eau du robinet, l'asperge, la mayonnaise, la frite, les ballekes à la marolienne, le cramik, le chicon, le filet américain, la praline, le chocolat, la fraise, le cabillaud, le coucou de Maline, le champignon, la cassonade, la crevette grise, la moule, le spéculoos, le légumes oubliés, la truite, le miel, la caricole, le pain, le steak, le stoemp...
Enjoy...

jeudi 27 décembre 2012

piQniQ dans les parcs dans le cadre de Brusselicious 2012


Dans le cadre de Bruxellicious, cet été 2012, du 6 juin au 16 septembre, 16 dimanches dans les parcs bruxellois.
Beaucoup d'énergie, de synergie, de partenaires, d'enthousiasme et de soutien, voyez ces qlq liens:
Tout en images dates par dates sur
http://www.facebook.com/brusselicious.piqniq?ref=ts&fref=ts
Quelques articles, vidéos, et liens pour tout savoir....:
Petit film de présentation, d'humeur d'un piQniQ (bois de la cambre etc..)
Chouette Blog, Bruxelles une ville verte?
application ipad, iphone
Facebook, piQniQ brusselicious
http://www.bsf-brusselssummerfestival.be/website/fr/pages/piqniq-bbq
http://www.lesoir.be/3976/article/styles/cuisines/2012-05-22/des-piqniq-sains-et-festifs-dans-parcs-bruxellois
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120522_00161837
Annonce Cabinet de la Ministre de l'Environnement
http://evelyne.huytebroeck.be/spip.php?article1113
JT RTL Parc Josaphat
http://www.youtube.com/watch?v=lbiR5ttSgvo
Soutien de Mr Jean-Luc Vanraes...

Qu'on ne parle plus jamais de French Fries, mais bien de “Belgian Fries” !


Fritkots à l'honneur




Le lancement du festival 

Et après le festival


Conférence débat du jeudi 13 décembre 2012
FRENCH FRIES OU FRITES BELGES

Brusselicious 2012
Ne dites plus
French Fries...Dites
BELGIAN FRIES !

Ce 13 décembre 2012 dans le cadre de Brusselicious, l’année de la gastronomie en Région de Bruxelles Capitale, et en conclusion du Festival Fritkot, nous avons réuni la crème des historiens culinaires. Objectif : tenter d’établir la paternité nationale de la frite…

Pour assurer la neutralité et l’objectivité d'un débat historico-gastronomique qui s'annonçait passionnel, nous avons fait appel à Philippe Ligron, professeur et historien culinaire basé à Lausanne.

A son signal,  les deux historiens belges, Pierre Leclerq (ULB) et Roel Jacobs (Visitbrussels), et la Française, Madeleine Ferrière (Faculté de Lettres d'Avignon et Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme, à Aix-en-Provence), ont aligné leurs théories... De l’origine de la pomme de terre, ils sont passés à ses cuissons au beurre, à la graisse, en bain de graisse, entière, en tranches ou en bâtonnets…
 
Pour ces éminents spécialistes, la piste parisienne de la naissance de la pomme de terre frite, aux alentours de la Révolution française, sur les pavés du Pont Neuf est probante. Les marchands ambulants s'y pressaient alors pour y proposer les versions 1.0 de notre « street food » actuelle. La pomme de terre frite a donc pu s'y frayer un chemin, alors sous forme de tranches de patate rissolées. L'historienne française Madeleine Ferrière relève toutefois qu'il est vraisemblable que différentes origines de la frite aient pu cohabiter dans le temps et dans l'espace, sans que l’on puisse en attribuer une, avec certitude, à l’une ou l’autre nation...

La piste belgo-namuroise, souvent citée, des petits poissons découpés dans des pommes de terre par les pauvres gens car il n'avaient pas accès, en raison du gel de la Meuse, au menu fretin, doit elle être abandonnée. Popularisée par feu Jo Gérard, elle est sujette à trop d’anachronismes et d'incohérences. La plus criante étant que, selon le manuscrit familial qu'aurait retrouvé l'historien, cette tradition de friture remonterait à 1680, époque à laquelle la pomme de terre n'avait pas encore gagné les régions de Namur, Andenne et Dinant...
 
Citant Pierre Leclercq, Roel Jacobs rappelle encore qu'à cette époque la graisse était rare, et donc chère, et que seuls les marchands ambulants pouvaient alors avoir un débit suffisant pour en assurer la rentabilité. Ceci explique le caractère principalement commercial et très nomade de la préparation.

Nos fritkots, friteries et fritures belges seraient donc bien la résultante de cette contrainte ! Et c'est donc dans le cadre de riches kermesses, dans la Belgique en plein essor économique au XIXe siècle, que la frite développe sa belgitude.
 
C'est alors que Pierre Leclercq a créé la véritable surprise historique... Sous réserve de la découverte de nouvelles sources, il a dévoilé une information qui tend à ré-attribuer la paternité de la frite coupée en bâtonnets, la seule, l'unique, à notre Royaume!

Le chercheur avait en effet relevé une mention de « pommes de terre frites taillées en petits bâtons » datée de 1859, dans un ouvrage du Français Guillaume-Louis-Gustave Belèze.
Or, quatre ans plus tôt, il a constaté que Monsieur Fritz – l'un des premiers frituristes belges installés sur les foire – a changé la forme de ses pommes de terre frites. Dans les années 1840, il nommait ses petits et grands paquets de frites des « vigilantes » et des « omnibus », qu’il fait rouler sur le champ de foire, comme il se plaît à le préciser dans ses publicités. Or cette allusion claire à la forme ronde de ses frites disparaît en 1855, lorsqu’il a rebaptisé ses paquets des « russes » et des « cosaques » - la guerre de Crimée faisait rage à l’époque -, qui font plus penser à une forme de personnage, plutôt qu’à une forme ronde. Jusqu’à preuve du contraire, nous pouvons en conclure que l'authentique frite en bâtonnet dont nous nous régalons au Royaume est née à la foire, vecteur de tant de nouveautés au XIXe siècle.

Ce nouvel élément tend à prouver l’antériorité historique belge face aux traces et/ou publications françaises plus contemporaines.
Mais il y a plus encore ! Avec toute la gouaille qu'on lui connaît, le cuisiner et chroniqueur Albert Verdeyen a rappelé avec à-propos que la véritable frite ne l'est qu'à la condition d'être préparée selon la recette de la double cuisson. C'est celle-ci et nulle autre qui lui garantit d'être moelleuse à l'intérieur et croquante à l'extérieur. Or la première trace écrite de cette double cuisson, l'historien Pierre Leclercq l'a retrouvée dans un ouvrage – belge – signé Louisa Mathieu et publié vers 1900-1910 : « Traité d'économie domestique et d'hygiène ». C'est ainsi que les ménagères du pays ont introduit, au fil des décennies, la culture de la frite dans les foyers belges, relayant la tradition foraine.

Ce à quoi Albert Verdeyen n'a pas manqué d'ajouter que, si hors de nos frontières la frite est avant tout considérée comme un accompagnement, chez nous elle est l'ingrédient principal d'un repas. Et qu'il n'y a que chez nous que ce repas se déguste avec convivialité dans ce cornet devenu symbole.
 
Le maître du débat, le Suisse Philippe Ligron, soutenu par un public chaud comme une baraque à frites, a donc pu conclure : vu tous ces éléments historiques et culturels nous pouvons parler d’un véritable cocorico belge !
 
Ne dites  plus jamais French Fries, mais bien “Belgian Fries” !


Texte: Hugues Henry (homefrithome.com)
Organisation : Philip De Buck